Interview – The Last Kamit

Interview – The Last Kamit

– The Last Kamit, afro manga –

As-tu déjà entendu parler “d’afro-manga”? C’est le concept qui dirige le projet manga The Last Kamit, autoédité mais déjà vendu en plus de 15.000 exemplaires! Rencontre avec les auteurs.

interview

Bonjour ! Pouvez-vous présenter l’équipe derrière The Last Kamit ?

The Last Kamit (TLK) à été rendue possible grâce à The Last Kamit Production (qui représente les auteurs Michael DAMBY et Dwen UNO), et Dashicray (qui représente l’équipe de digital marketing /communication avec plus ou moins 30 personnes).

Afro-Manga

“Pour nous, le terme “afro-manga” représente une catégorie d’œuvres littéraires qui se réapproprient l’imagerie africaine et afro descendante sur la base du format manga.”

Dites-nous en plus sur ce projet !

À l’instar d’un Shonen, TLK fait suivre au lecteur le parcours initiatique d’Emany et de Sanka, à travers une Afrique et ces diasporas fictives dans le but de devenir Gardien, c’est-à-dire protecteur des hommes.

 

Quel a été le parcours pour concrétiser The Last Kamit ?

Fin 2015 les auteurs ont créé le concept /l’histoire de TLK, puis en 2019, désireux d’être en auto-production avec un vrai impact marketing ils s’associent avec la maison d’édition nouvellement créée DASHICRAY.

Quel est le message que vous souhaitez faire passer à travers vos créations ?

Nous souhaitons transmettre à travers nos créations un message d’unité (l’ubuntu), qui  permet à chacun de se réaliser.

Il s’agit d’un livre en autoédition. Pourquoi ce choix, quels avantages et désavantages ?

TLK est produite en auto-édition car ce choix nous a paru évident, aux vus des thèmes abordés, de notre interprétation de l’objet manga (œuvre en couleur intégrale), et de notre volonté de garder notre indépendance.

Votre manga est disponible chez beaucoup de partenaires dont la Fnac. Comment se sont faits ces partenariats ?

Les partenariats concernant les points de distribution se sont faits par des sollicitations grâce à l’engouement des lecteurs.

D’ailleurs, la première impression est sold out et le tome 1 a dû être réimprimé. Combien d’exemplaires se sont écoulés et comment vous expliquez-vous ce beau succès ?

Nous avons à ce jour pu écouler 15000 exemplaires, car nous pensons que TLK est un projet qui offre beaucoup d’éléments, attendus par des lecteurs  qui vont de la découverte à la redécouverte de la culture Afro, un véritable dépaysement !

Comment souhaitez-vous faire évoluer The Last Kamit ?

Nous souhaitons développer TLK dans plusieurs domaines, en développant son univers au travers de différents supports (jeux, série animée, goodies etc… )

Un conseil pour quelqu’un qui souhaiterait créer et publier son propre manga ?

  • Croire en ses rêves
  • De la persévérance
  • Faire preuve d’abnégation, rien n’arrive tout de suite
  • Savoir s’entourer des bonnes personnes
  • Apprendre à se vendre (son histoire /concept)

Trailer

Découvre le trailer pour le manga “The Last Kamit”!

où retrouver The Last Kamit?

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Interview – 1001 Vies

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Bimi Cerika s’est lancé le défi de réaliser un jeu vidéo mêlant visual novel, RPG et développement personnel, le tout avec des visuels inspirés style manga. De l’écriture du scénario à la réalisation du jeu, elle fait tout – toute seule! Dans cette interview, elle partage son parcours, ses inspirations, et une bonne dose de motivation ♥

interview

Bonjour Cerika ! Est-ce que tu peux te présenter ?

Bonjour à toi Alice ! Et bonjour à tous ceux qui nous liront.

Pour te répondre, je m’appelle Bimi Cerika et je suis dessinatrice dans le style manga sur mon temps libre.

Je dessine depuis mon adolescence, plus exactement j’ai commencé à être sérieuse à ce sujet en août 2002. A l’époque j’avais la fierté d’apprendre à dessiner sans aide, ni professeurs, ni livres, ni tutoriaux, ni rien d’autres que mon cerveau et ma motivation. J’ai fini par réaliser que c’était une erreur, que je me mettais toute seule des bâtons dans les roues et sabotais ma motivation. J’ai décidé de prendre des cours de dessin à partir de 2019 pour améliorer mon niveau, apprendre les bases qui me manquaient. Ça m’a permis d’avoir des outils pour pouvoir dessiner ce que je « voulais » et non plus ce que je « pouvais », ce qui a renforcé ma motivation et mon envie de reprendre le dessin plus sérieusement.

Côté dessins, j’ai commencé avec des copies de mes personnages de mangas préférés. J’ai continué en développant mon propre style et en faisant des commissions pour ceux qui en voulaient. Puis j’ai inventé des mangas que j’ai dessinés et que je publiais gratuitement en ligne sur Amilova et Mangadraft. En parallèle je faisais également des illustrations, des défis, des memes et plein d’autres choses. Pour les outils, je suis une touche à tout : digital, feutres à alcool, aquarelle, gouache, etc.

Et enfin, aujourd’hui je travaille sur un très gros projet appelé “1001 Vies”.

Justement, peux-tu nous en dire plus sur ce gros projet, 1001 Vies ?

Avec plaisir. C’est un projet très important pour moi que j’attendais de pouvoir faire depuis 2005.
1001 Vies est un jeu vidéo, de type RPG/VN que je développe seule sur RPG Maker.

La partie RPG (Role Play Game = Jeu de Rôle) est apportée par le fait que le joueur incarne différents personnages qu’il peut déplacer sur une carte et dont il peut influencer les actions.

La partie VN (Visual Novel = Nouvelle illustrée) est apportée par le fait qu’il y a de nombreux dialogues et histoires à lire, ponctués par des choix et des illustrations à collectionner.

J’aime beaucoup lire des histoires, je suis une grande consommatrice de manga et de Webtoon et il y a quelques années d’Otoge (Otome Game = Jeu de drague pour fille). Mais il me manque une chose dans tous ces média … pouvoir agir ! Vous ne vous êtes jamais dit en lisant une histoire ou en jouant à un jeu : « Mais non, fais pas ça, c’est un piège gros comme une maison ! ». N’avez-vous jamais eu envie de conseiller le héros ?

L’idée de 1001 Vies part de ça. Déçue par le fait de ne pas pouvoir agir j’ai décidé de créer un jeu où le joueur aurait vraiment son mot à dire et pourrait influencer le personnage pour une suite unique. Cette idée est complétée par mes formations en neuroscience et en développement personnel qui me donnent envie, au-delà de raconter une histoire, de rappeler aux gens qu’ils sont maîtres de leur vie et ont le pouvoir de choisir la leur par leurs choix et leurs actions.

Comment t’est venue cette idée ?

L’idée a commencé à germer dans mon esprit en 2005. A cette époque j’ai inventé une première histoire que j’ai appelé Mitsky School mais mon niveau en dessin était si débutant que j’ai voulu attendre d’avoir un meilleur niveau avant de démarrer un projet de cette envergure.

De nombreuses années se sont écoulées, j’ai grandi, évolué et le projet a grandi avec moi. L’univers est devenu titanesque. Quand j’ai repris le projet, je ne savais plus par quel bout commencer, quelle partie j’avais le plus envie de présenter, quelle partie était la plus intéressante, la plus importante, etc.

Au final, un manga ne me semblait plus être le bon médium pour vous partager l’histoire et son univers alors j’ai décidé de partir sur le jeu vidéo qui offre beaucoup plus de possibilités. Après quelques ajustements, je l’ai rebaptisé 1001 Vies.

Dans ce jeu, vous incarnez un Kakera, une sorte d’être spirituel qui peut intégrer plusieurs corps, vivre plusieurs vies. Cette caractéristique me permet de vous montrer l’univers du jeu et son histoire sous de multiples angles. Vous pouvez jouer dans plein de pays différents, à plusieurs époques et dans la peau de plein de personnages.

Bande-Annonce

Dans cette petite vidéo, Cerika présente 1001 Vies. Découvres-y les visuels et des explications spécifiques sur l’univers et le projet!

Tu gères seule tout ce projet. Comment t’y prends-tu ?

Il y a différentes parties dans ce projet.

Une première qui consiste à remettre par écrit tout ce que j’ai inventé durant ces 15 dernières années. L’avantage, c’est que comme je baigne dans l’histoire depuis 15 ans, son univers est devenu naturel pour moi. C’est un peu comme si je parlais d’un pays dans lequel j’aurais vécu, de la vie de personnes que j’aurai rencontrées, de voisins, d’amis, plutôt que d’une histoire inventée.

Malgré tout pour le jeu, il faut ajuster, rendre cohérent, faire attention à la logique des évènements. De ce côté-là, je travaille aussi bien sur papier, en faisant des schémas dans tous les sens, que sur informatique via des textes, des diapos. L’idée est d’avoir une trame claire de qui était où, à quel moment et faisait quoi XD.

Ensuite, on a la partie liée concrètement au jeu et à sa programmation. Celle-ci qui doit être plus précise encore. A partir de la première partie, j’affine. Textes, tableurs, Mind Map, j’essaie d’informatiser au maximum car c’est plus facile à réorganiser et à retrouver par la suite.

Enfin, il y a la partie graphique. J’aimerai en mettre le plus possible mais c’est très chronophage. Alors pour vous emmener dans mon monde avec moi, j’essaie au moins de faire des illustrations aux moments clés et importants.

En bilan, j’utilise tout ce que j’ai à disposition (papier et informatique) pour y voir clair, pour ajuster, affiner afin de fournir un jeu cohérent et agréable à jouer.

Ci-contre, les descriptions de chapitre et programmations pour le jeu.

Quels sont les avantages en créant ce projet seule ?

La liberté !

En premier lieu sur la création. Je demande des avis autour de moi, mais je reste maitresse de mon projet. Je peux créer un projet qui ME ressemble, ME correspond. Les avis sont des bonus, qui parfois me permettent de voir des éléments que je n’avais pas envisagés et qui sont très pertinents.

De façon générale, je décide sans contrainte, sans réunions interminables, sans avoir une pression du « politiquement correct » ou du « il faut faire ça pour gagner des sous », etc. Etre seule me permet d’avoir une grande liberté pour créer sans contraintes.

Ensuite, je ne travaille que sur mon temps libre, en dehors de mon travail alimentaire, de ma vie de couple, de famille, de mes amis, et tout ça, ça ne laisse plus beaucoup de temps ! J’arrive à avoir entre 0 et 10h pour le projet par semaine, plus souvent aux alentours de 2 à 5h (articles sur Facebook, Tipeee & co à faire, inclus). Je pense que si je devais travailler avec une maison d’édition qui m’imposerait des deadlines, ce serait infernal !

Quels sont les désavantages ou les limites en créant ce projet seule ?

Il ne faut pas se bercer d’illusions, il y a aussi de gros désavantages. Je ne suis pas programmeuse, ni musicienne, ni graphiste, etc. or, comme je suis seule, je dois TOUT faire avec mes moyens à moi. L’un des inconvénients c’est de ne pas pouvoir faire ce projet avec la forme qui me plairait car je suis limitée à mes propres connaissances et mon niveau d’adaptation. De mon côté, le projet est fait sur RPG Maker, alors que j’adorerai avoir un jeu en 3D comme Genshin Impact.

Le deuxième inconvénient majeur, c’est que, comme je dois TOUT faire et bien ça fait une charge de travail énorme pour une seule personne. Je dois faire seule des tâches de dizaines de personnes à chaque version du jeu.

Quelques éléments pour une version :

Scénario : l’inventer, l’affiner, le mettre en cohérence, écrire chaque dialogues et éléments, avec des relectures et des contrôles.

Graphisme : choisir chaque partie graphique, leur priorité, leur emplacement, leur composition, les créer via le logiciel ou soi-même.

Musique/Bruitage : Chercher des musiques et bruitages libres de droit (ça prend un temps monstre à tout écouter et à trouver).

Programmation : Réunir les éléments ci-dessus sur le logiciel et tout intégrer. Réfléchir aux variables et interrupteurs, où, comment, quel nombre et les installer. Ajouter des timings, des animations des personnages autour, tester et réajuster.

Débogages : Tester toutes les possibilités, dans tous les sens pour vérifier que tout fonctionne comme prévu. Corriger et re-tester à chaque modifications (heureusement, j’ai des amis qui testent après moi et trouve des bugs que je ne vois pas XD).

Communication : Faire des montages, des articles, des vidéos pour présenter le jeu et en parler. Annoncer les changements, présenter les personnages etc. (Rien que cette partie-là prend plusieurs heures chaque semaine.)

Divers : Les réponses aux mails, messages, commentaires, questions. La réalisation de contreparties pour Tipeee, la réalisation d’éléments pour des conventions, la gestion des imprimeurs, des envois postaux, etc.

Bref, le contrecoup de la liberté, c’est le temps, BEAUCOUP de temps.

Envie de soutenir?

Tu peux soutenir le projet sur Tipeee et débloquer différents paliers de récompenses. Par exemple, dès 1€ tu auras accès à une version avancée du jeu en avant-première. D’autres paliers et avantages sont disponibles comme l’accès aux coulisses et à des informations exclusives sur le jeu, des goodies et pleins d’autres choses.

Comment te motives-tu pour commencer et avancer sur un projet aussi vaste et ambitieux ?

Plusieurs éléments me donnent de l’énergie : mon amour pour l’histoire, l’univers et les personnages, l’envie d’en parler, de vouloir le partager avec les gens, le fait que je réalise le type de jeu auquel j’aimerais moi-même jouer. Si vraiment je n’ai pas d’énergie, j’ai plusieurs astuces pour me booster.

Astuce n°1 : Utiliser les réussites du passé :

Je vais me remémorer les retours positifs que j’ai eus des gens. Au besoin je vais les relire, si c’est par écrit. Relire qu’ils ont aimé le jeu, ont envie d’avoir la suite, etc. En général, ça donne envie de s’y mettre XD.

Astuce n°2 : Se projeter dans le futur :

Il n’y a rien de garanti et j’en garde conscience, mais le but de cette astuce, c’est de me donner de l’énergie pour avancer et agir, pas d’être réaliste. Alors je pars en « délire » et me fait plaisir.
J’imagine à quoi ressemblera le jeu une fois la nouvelle version finie, ma fierté de l’avoir fait, les commentaires de ceux qui seront contents et voudront la suite. Je me concentre sur tous les bénéfices que j’aimerais avoir. Et je le redis, tout en ayant conscience, que ce n’est pas un dû et que je n’aurai peut-être rien de tout ça, mais imaginer des conversations passionnées avec des fans qui ont adoré le jeu, ça donne la patate !

Quels sont tes objectifs et espoirs pour ce projet ?

Tout dépend jusqu’où je m’autorise à espérer ! XD Si je reste terre à terre, sur ce que je suis certaine de pouvoir faire, si je pars en mode rêve ou sur ce qui ne dépendra pas de moi.

D’un point de vue purement terre à terre, mon objectif est d’avancer régulièrement. J’ai conscience que 1001 Vies sera sans doute mon projet jusqu’à la fin de ma vie. Ce n’est pas moi qui choisirai si mon jeu plaira ou non, je n’ai pas la main, ni sur le nombre de fans, de joueurs, ni sur le contenu des commentaires, ni sur la somme d’argent que je pourrais récolter. Tout ça ne dépend pas de moi. Par contre, une chose dépend de moi : ce que moi je fais. Et je veux avancer, régulièrement, en mettant tout mon cœur et toutes mes tripes dans ce jeu, quoi qu’il arrive. Je veux pouvoir être disponible, parler avec des fans lors de conventions également.

Si je regarde un entre deux : un rêve possible. J’aimerai pouvoir bien développer le jeu. Qu’il ait sa communauté, que le Tipeee fonctionne bien et me permette de payer un programmeur et un musicien pour le faire passer sur une plateforme 3D. J’aimerai pouvoir déléguer les news du jeu et ne garder que l’écriture du jeu et les illustrations. Tout cela permettrait de sortir de nouvelles versions beaucoup plus vite, ça serait tellement plus agréable !

Ça me permettrait de pouvoir sortir plus de nouvelles illustrations en conventions et de pouvoir faire plus de salons un peu partout en France voir en Europe. J’aime les possibilités qu’offrirait le fait d’avoir plus de temps pour la partie créative et pour échanger avec les gens.

Enfin si on part côté « rêves », je peux partir loin ! LOL !

Bien sûr comme tout créateur j’aimerais que le jeu plaise à des millions de gens, qu’il soit traduit dans toutes les langues du monde, accessible à tous ! Dans l’idéal, j’aimerais signer un accord avec une grosse boîte qui me permettrait de garder une grande liberté de création tout en développant le jeu en 3D, à la Genshin Impact, avec des supers graphismes, des supers musiques, des doublages professionnels. En mode rêve, j’aimerai un succès à la Pokémon. Qui inspire les gens, parle à quasiment tout le monde, etc. Mais oui, dit comme ça, ça a des allures de grands délires XD.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite, comme toi, créer son propre jeu sans grosse équipe ni moyens derrière ?

Je fais partie des gens qui pensent qu’agir n’est jamais une mauvaise décision. On apprend tout le temps quand on agit. Donc ma première réaction serait de dire « Tente ! Lance-toi ! ».

Mais créer seul un jeu, c’est agir sur des années et maintenant que je vieillis, je vois à quel point le temps est précieux. S’il est judicieux d’agir, il est encore plus intelligent d’agir au « bon endroit », sur ce qui nous rendra vraiment heureux et de ne pas perdre trop de temps à trouver ce “bon endroit”.

Je conseillerais à la personne de bien s’interroger avant de se lancer. De lire les inconvénients que j’ai mis plus haut et de se demander vraiment « est-ce que je suis prêt à vivre tous ces inconvénients ? », “Ça ne me démotivera pas ?” Aujourd’hui, je n’ai eu que quelques proches qui ont testé mon jeu, je n’ai pas des commentaires de fans, j’ai à peine 5 personnes qui me suivent sur YouTube, à peine une trentaine sur la page Facebook du jeu. Je suis au début, là où c’est décourageant, où on travaille d’arrache-pied sans savoir si ça va donner quoi que ce soit. Il faut vraiment se demander « Est-ce que je suis prêt à passer des centaines d’heures sur un projet, avec tous les inconvénients, sans aucunes certitudes que ça va fonctionner ? »

Moi, oui. J’ai un besoin viscéral de créer 1001 Vies et d’y mettre toute mon énergie, mon cœur, mes connaissances et mes tripes. J’espère pouvoir apporter un maximum aux joueurs que ce soit un bon moment, des apprentissages, des réflexions, etc.

Et le plus important pour moi, c’est ça. Si tu es motivé, si tu as vraiment une envie d’y aller, quel que soit le prix à payer, FONCE. Le reste, si tu as la motivation, tu y arriveras, tu rebondiras, c’est secondaire.

Envie de jouer ?

La version démo vient juste d’ouvrir au public! Viens incarner un Kakera et suis les lignes de vies de différents personnages – dans ce premier aperçu, tu découvres l’univers et ses différentes facettes.

Si tu as envie de tenter l’aventure, le jeu est gratuit et tu peux le découvrir ici. Cerika adorerait avoir tes retours!

Et si tu adores ce jeu et souhaites soutenir une création 100% indépendante – tu peux soutenir 1001 vies dès 1€ sur Tipeee ♥

où retrouver Bimi cerika et son projet?

Tu as envie de jouer à 1001 Vies ou souhaiterais remercier Cerika d’avoir partagé son expérience?
Tu peux la soutenir sur Tipeee, et découvrir son jeu sur son site et ses réseaux sociaux! 😀

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interview

Décris-nous ton univers  en quelques mots!

J’adore la fantasy, donc mon univers créatif est rempli de créatures magiques, comme des sirènes ou même des vampires. Cependant, j’aime aussi représenter la vie quotidienne et les gens ordinaires, mais j’essaie toujours de leur donner une tournure imaginative ou mignonne dès que j’en ai l’occasion. Je dirais que mon travail artistique se caractérise particulièrement par une combinaison de techniques traditionnelles et numériques donnant lieu à des illustrations fantastiques d’apparence réaliste. J’aime ajouter de petits détails pour créer une intrigue et inviter les spectateurs à regarder de plus près.
Belizabeth Guerrero Illustration2

Que signifie le dessin pour toi?

Le dessin a toujours été ma grande passion. Je ne peux vraiment pas m’empêcher de capturer ce que je perçois et ressens des choses qui m’inspirent et de les retraduire sur toile, donc lorsque je crée une illustration, c’est comme si je gardais précieusement ces émotions ou ces moments à ma façon.

Ce qui m’inspire le plus, c’est la vie elle-même, mais aussi les gens qui m’entourent, les endroits que je visite, la musique, les films et les livres que j’aime.

Est-ce que le dessin était toujours une vocation pour toi? Comment s’est déroulé ton parcours?

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours aimé dessiner. Je me souviens d’avoir rempli tout le salon avec plein de papiers avec mes dessins dessus, d’avoir fait beaucoup de bricolage en papier et aussi de n’avoir pas pu m’arrêter de créer des histoires et des personnages magiques tout le temps.

En raison des circonstances de la vie, j’ai obtenu une licence en philologie anglaise à l’Université d’Alicante, mais je n’ai jamais cessé de dessiner. Précisément, c’est pendant mes années d’université que mon envie de dessiner et de créer s’est renforcée. Malgré le fait que je n’ai jamais fréquenté une école d’art, et malgré les insécurités que j’ai pu avoir en tant qu’artiste autodidacte, je savais que je voulais réaliser mon rêve de devenir illustratrice et artiste de livres de contes. J’ai travaillé pendant quelques années comme professeur d’anglais et d’autres emplois non liés à l’art, mais j’étais déterminée et je ne voulais pas abandonner mon rêve, alors j’ai travaillé sur mon art pendant mon temps libre jusqu’à ce que je puisse enfin en faire mon métier à temps plein.

Tu as travaillé sur plusieurs livres, des couvertures et ton propre livre de contes “Perlas de Sirena”. Pourquoi avoir choisi l’édition ? 

J’adore raconter des histoires, créer des personnages, des histoires et des nouveaux mondes. Ce sont les choses que je préfère faire et je pense que les livres d’histoires en particulier sont le meilleur véhicule pour moi pour exprimer ce que je veux vraiment dire avec mon art. Je suis fascinée par la possibilité de générer une émotion chez le lecteur ou le spectateur à travers mes illustrations et mes histoires, de lui apporter de la joie ou de la valeur, voire de l’inspirer d’une manière ou d’une autre.

“Perlas de Sirena” est l’un de mes projets les plus importants et les plus personnels à ce jour, mais j’ai tant d’autres histoires à raconter et j’espère pouvoir vous les montrer bientôt.

Perlas de Sirena

Un album magique en espagnol, la légende de la sirène de Saint Ives par la fabuleuse illustratrice Belizabeth Guerrero. Une édition de luxe pour une histoire que tout le monde peut lire avec de belles illustrations que les gens de tous âges apprécient.

Comment parviens-tu à vivre de ton art et comment se déroule une journée typique chez toi?

Eh bien, je travaille actuellement à temps partiel en tant que styliste dans une société de mode londonienne, je m’occupe de mes boutiques en ligne et je travaille sur deux projets de livres d’histoires en même temps, donc mes journées sont assez chargées !

Dans une journée typique, je commence à vérifier mes e-mails et mes réseaux sociaux si j’ai assez de temps, puis à 9 heures je commence à travailler sur les tâches liées à mon travail de styliste (j’avais l’habitude de prendre une heure de train chaque jour pour aller au studio à Londres, mais à cause de la pandémie, j’ai commencé à travailler à la maison).

Le soir, quand j’ai fini de travailler, je commence à m’occuper de mes propres projets et boutiques, donc selon le jour, je me concentre sur mes illustrations pour les livres d’histoires ou je prépare les commandes, je traite avec les clients, je crée de nouveaux produits ou je prends des photos des produits pour ma boutique Etsy. Mon objectif pour l’avenir est de ne travailler que sur mes propres projets de livres de contes et mes boutiques, alors on verra comment ça se passe !

Quel a été ton plus grand défi?

Je pense que mon plus grand défi a été lorsque j’ai pris la décision de quitter mon emploi sûr de professeur d’anglais et de déménager en Angleterre avec mon petit ami afin de poursuivre mon rêve de devenir illustratrice. Tout était nouveau et aussi effrayant au début, mais maintenant j’ai l’impression d’avoir fait le bon choix.

Quelle a été ta plus belle réussite?

Je dirais que pour avoir mon premier livre publié, c’était magique de voir ma petite création faire le tour et devenir un élément spécial dans la vie de certaines personnes. Même si je pense que j’ai encore beaucoup de travail à faire, car j’ai trop d’histoires qui ont besoin de prendre vie comme je l’ai dit plus tôt…

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’illustration?

Tout d’abord, vous devez vraiment sentir dans vos tripes que vous aimez illustrer. Ensuite, la pratique est la clé, plus vous pratiquez, plus vous vous améliorerez. Et enfin, vous devez tenir compte du fait que le chemin peut être difficile mais en travaillant dur et en persévérant, vous pouvez atteindre votre rêve si c’est ce que vous voulez.

Un petit mot de fin?

Oui, je voudrais dire que j’apprécie vraiment tout l’amour et le soutien que je reçois de toutes les personnes et artistes fantastiques que j’ai rencontrés sur Instagram aussi, leur enthousiasme est très contagieux et il m’encourage vraiment à continuer à créer chaque jour, donc merci à chacun d’entre vous !

Futurs projets dévoilés

Je suis super excitée par les nouveaux projets de livres d’histoires que je suis en train d’immerger en ce moment ; l’un d’eux se déroule dans le Londres victorien (que j’adore personnellement !) et raconte l’histoire d’un jeune inventeur et d’une mystérieuse boulangère, et le second est une charmante histoire sur une fille vampire un peu particulière.

En ce qui concerne ma boutique Etsy “Artbelizabeth”, je dois dire que j’apprécie vraiment ma nouvelle expérience en tant que vendeuse sur Etsy, avoir l’opportunité de transformer mes illustrations en produits et de créer quelque chose de spécial qui pourrait rendre quelqu’un heureux, c’est fantastique. Je me sens vraiment spéciale lorsque je reçois les commentaires des personnes qui ont acheté quelque chose dans ma boutique, je suis vraiment reconnaissante du bon accueil que ma boutique reçoit jusqu’à présent.

où retrouver belizabeth?

Tu aimes les travaux de Belizabeth ou souhaiterais la remercier d’avoir partagé son expérience?
Tu peux la soutenir en achetant ses produits et livres, et en allant la voir sur les réseaux sociaux! 😀

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Interview – Nowaki

Interview – Nowaki

– Nowaki, illustratrice & mangaka française –

Nowaki est une illustratrice et mangaka de Vendée, qui possède également son propre atelier de dessin – l’Atelier Drawaki – où elle enseigne l’art du manga. Quoi de mieux qu’un professeur qui soutient la future génération de mangakas francophones pour donner quelques conseils ? ♥

interview

Décris-nous ton univers en quelques mots!

Je dessine principalement du manga, j’aime les personnages androgynes, créer des personnages fantastiques. Mon univers est principalement mignon dans son design mais avec des histoires sérieuses et des messages qui me tiennent à coeur.

Quand as-tu su que tu voulais faire du dessin ta vocation et quel a été ton parcours?

J’ai toujours dessiné, mes premières petites BD datent de mes 5 ou 6 ans. Adolescente, je partageais mes dessins sur un blog, je dessinais toujours énormément mais ça restait un hobby. Je ne voulais pas en faire mon métier par peur de ne pas réussir à en vivre et j’ai commencé par des études scientifiques. J’ai changé d’orientation pour partir à la Haute école Albert Jacquard en Belgique, où j’ai passé mon diplôme d’infographie, spécialité illustration et animation 2D.

Atelier Drawaki

Envie d’apprendre à dessiner des mangas ? Nowaki et Pauline t’accueillent à l’Atelier Drawaki, un lieu unique pour les artistes en herbe en Vendée française !

Tu fais partie de l’Atelier Drawaki. Peux-tu nous en dire plus?

L’Atelier Drawaki a été fondé en Mai 2019, par Pauline, alias Ka Dracis, auteure de bande dessinée, et moi-même. Nous donnons des cours de dessin collectifs les mercredi et samedi après-midi et des cours particuliers les autres jours. Nous intervenons aussi dans les structures scolaires, bibliothèques, centres de loisirs.


Tes cours semblent très diversifiés et tous en rapport avec la culture japonaise. Quelles sont les formules qui sont particulièrement populaires et comment s’inscrire?

Nos cours sont à l’heure, il n’y a pas d’abonnement, mais il y a la possibilité de prendre une carte annuelle permettant de bénéficier de réductions sur toute les activités. Les stages manga, qui ont lieu pendant les vacances sont très populaires ! 

Entre les cours, ton manga, des illustrations et commandes, … Comment peut-on s’imaginer une journée chez toi?

Les jours où il n’y a pas cours, je reste chez moi où je m’occupe du design des goodies commercialisés à l’atelier, des commandes de dessin, de l’organisation de futures activitées… Le reste du temps, je me rends à l’Atelier où je donne des cours avec Pauline.
Quel a été ton plus grand défi?
Abandonner mes études scientifiques pour me lancer dans l’art.
 
Quelle a été ta plus belle réussite?
 
Obtenir mon diplôme et auto éditer mon premier manga malgré mes nombreux problèmes de santé.
Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’illustration? 

De ne pas se démotiver ! Il est possible d’en vivre mais c’est un métier difficile où il ne faut pas compter ses heures.

L’Auberge des Sinistres

A mi-chemin entre le shonen et le seinen, l’auberge des sinistres raconte les aventues d’une jeune chasseuse de fantômes et ses rencontres avec les créatures folkloriques qui peuplent nos légendes. La suite est prévue et sortira début 2022 !

où retrouver nowaki?

Tu aimes les travaux de Nowaki, tu veux lire son manga ou même réserver un cours? Retrouve-la sur les réseaux sociaux! 😉

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Interview – Loiki Nihon & Shaos

- Loiki Nihon, auteur & Shaos, artiste manga - Nos invités d'aujourd'hui sont un duo de mangaka de Paris: Loiki Nihon, scénariste, et Shaos, illustrateur, qui ont publié leur manga O.S.E avec...

Interview – Loiki Nihon & Shaos

Interview – Loiki Nihon & Shaos

– Loiki Nihon, auteur & Shaos, artiste manga –

Nos invités d’aujourd’hui sont un duo de mangaka de Paris:
Loiki Nihon, scénariste, et Shaos, illustrateur, qui ont publié leur manga O.S.E avec les Editions Tartamudo!

interview

Vous travaillez sur votre manga “O.S.E”, respectivement en tant que scénariste et artiste. Comment vous êtes-vous rencontrés et comment s’est mise en place ce beau projet ?

Nous sommes rencontrés dans un endroit regroupant des fans du Japon et de tout ce qui gravite autour. On nous a assis l’un à côté de l’autre tout à fait par hasard. De là, un échange s’est fait et nous nous sommes rendu compte, que nous avions plein de points communs. Dès lors nous sommes restés en contact et une amitié sincère s’est créée puis développée au fil des années. En 2016, Shaos et moi-même nous sommes contactés et nous avons parlé de O.S.E. Nous avons alors pris ensemble la décision d’O.S.E.R commencer cette Histoire/Aventure, mais n’avions pas un seul instant imaginé tout ce qu’il se passerait de fabuleux durant celle-ci…

Comment se déroule ce travail commun pour créer un tome ?

Comme tu l’as dit si bien, nous sommes Co-auteurs. Shaos est surtout le Maître d’œuvre au dessin, mais cela ne l’empêche pas d’avoir un œil sur le scenario et le storyboard écrit (par le logiciel Excel) que je lui prépare en amont. (Une sorte de premier jet). Je l’envoie d’abord à notre éditeur pour avoir son accord, afin que nous puissions avancer librement, Monsieur José Jover de l’édition Tartamudo est quelqu’un de génial, il nous fait confiance, il fait d’ailleurs cela avec tous ses auteurs et c’est pourquoi nous pouvons avancer en totale liberté.

Revenons-en maintenant au premier jet, une fois celui-ci fait, Shaos me fait passer un interrogatoire (pour les questions de type : cohérence, secret, autres détails et informations en vue des prochains tomes afin d’assurer des liens avec celui en cours de rédaction). Shaos se met ensuite à l’ouvrage (tablette et logiciel “Manga Studio”) en se focalisant sur le découpage réaménagé et réimaginé du storyboard. Puis vient la phase des bonhommes patates avec flèches pour noms, ou s’il y a un décor ou un tramage particulier dans les cases. Comme Shaos est quelqu’un de précis, méticuleux et perfectionniste, il va même à faire personnages bien détaillés ce qui fait gagner un maximum de temps pour la phase suivante.

Une fois le manuscrit “pré-fait” terminé, c’est donc au tour de Shaos de passer à l’interrogatoire (rires), je vérifie alors tout niveau visuel (pour les cohérences, vêtements, dialogues, création d’onomatopées, décors, etc) et c’est alors que nous passons à la troisième étape : l’étape Alchimie “U.G.O.P ” (Uderzo/Goscinny/One Piece) !!! C’est une lecture ensemble de tout le manuscrit réalisé jusque-là pour y faire un maximum de rajouts ou de suppressions afin d’avoir une troisième et semi dernière version.

A ce moment-là, on attaque le projet en mode Pro autant pour le dessin et que pour le scénario. Arrivé à 90%, nous envoyons ce troisième manuscrit à notre éditeur qui se met à faire avec nous la lecture et la correction des fautes d’orthographes/ onomatopées. Cela prend environ deux à trois soirées par visio grâce à “Messenger” / mais aussi par oral par “téléphone”. Une tout cela fait, nous repartons sur le dessin du manga (Pour Shaos) et les corrections constantes de celui-ci (Pour ma part) jusqu’à sa finalité.

O.S.E est édité par les Editions Tartamudo. Était-ce difficile de trouver un éditeur et quel est son rôle à présent ?

En effet, nous avons dû batailler pour en arriver là, les grosses maisons d’éditions n’ont pas pris le temps de se pencher sur O.S.E, certaines même n’y croyaient pas, étant voire même borderline dans leurs propos, je ne parle bien évidemment que des éditions Françaises et non Japonaises. L’édition Tartamudo nous a fait offert notre chance en ne sous-estimant pas le projet mais en ayant vu les valeurs et l’intérêt humain qu’il représente. (On dirait la même histoire que pour Harry Potter ou Freddy Mercury, ahaha)

Vous avez mené à bien deux campagnes à succès sur Ulule pour financer les deux premiers tomes. Pourquoi ce choix ?

Nous avons alors tenté l’étape  Ulule pour avoir une vision réaliste du public, car les éditions sont une chose, mais les gens en sont une autre… Faire un projet réunissant des gens est la base même du concept de O.S.E, donc il était logique de passer par cette étape.

Quel était le plus grand défi pour ce projet ?

Tout d’abord, la communication, quelque chose que j’ai appris et développé jusqu’ici. La page Facebook l’illustre très bien avec plus de 8500 personnes sur celle-ci avec seulement un tome et ceci en deux ans et demi depuis sa sortie (il y a également la présence sur salon, qui ne cesse de demander O.S.E).
 
On en vient donc au deuxième défi, qui fait le succès de ce projet (en plus de la qualité visuelle et scénarisée de l’ouvrage), les valeurs et le but de celui-ci : un projet solidaire et interactif, la proximité entre ses créateurs et le public. Ceci est prouvé par la page Facebook (les Lives), la chaine Youtube, le Site internet, Les Ulule de O.S.E, les conférences interactives ou les Ateliers Manga en Salons Virtuel ou Réel (milieu scolaire, médiathèque, etc) et plein d’autres choses (dont pour le moment, certaines sont encore secrètes…) O.S.E est un produit commercial, mais avant tout c’est un projet Humain, fait par des gens Humain, pour des gens Humains de toute génération.

Loiki: Parle-nous un peu de toi. Est-ce ton premier grand projet ?
D’où te vient ta passion pour l’écriture, et quelle est la motivation qui t’a poussé à créer O.S.E?


Pour se représenter, je m’appelle donc Loiki Nihon, je suis le créateur de l’univers de « O.S.E » et scénariste du manga éponyme. J’ai imaginé cette histoire en 2003 et l’ai développée au fil du temps, pour finalement l’achever en 2017. Je suis quelqu’un de simple, Français et Parisien depuis ma plus tendre enfance, ouvert d’esprit et accessible. Je suis passionné par tout ce qui touche de près ou de loin à la culture asiatique, au Japon, au jeu vidéo, au manga et au Drama japonais. Je suis aussi gamer, créateur de jeux amateurs en tout genre (tirés d’univers tels que : « Battle Royale », « Liar Game » ou de ma propre imagination), enfin, scénariste, à mes heures perdues.

 

J’ai créé O.S.E pour des tas de bonnes raisons, mais la raison la plus évidente est celle de vouloir créer un Monde qui pourrait : Rassembler et unir les gens malgré leurs différences, les aider à avancer et à combattre leurs peurs, enfin leur permettre de pouvoir s’échapper du quotidien, de rêver et de s’éveiller de nouveau.

 

C’est donc avec confiance que j’avance avec ce projet, car je crois en la force de « O.S.E ». Mais pour arriver à terme, il aura besoin qu’on lui donne sa chance et je compte donc sur votre soutien pour mener ma mission à bien.

OSE
Trailer Vol.1

 

Shaos: Parle-nous un peu de toi. Quel a été ton parcours d’illustrateur ?
Qu’est-ce qui te plaît particulièrement sur le fait de travailler sur O.S.E?

Etant autodidacte en dessin, je n’ai suivi aucune formation en dessin. Avant l’arrivée des mangas en France, je dessinais plutôt des personnages de comics et de BD franco-belges. Tout fut bouleversé avec la découverte du manga Akira et depuis lors, mon style de dessin est nettement influencé par le style manga. Mais au début, faire publier un manga français en France fut un parcours du combattant car aucun éditeur ne voulait prendre ce risque. Ce sont finalement les éditions Les Humanoïdes Associés qui donnèrent leur chance à une poignée de mangakas français dont je fus partie. De cette collaboration est sorti “Holy Wars” en 2007 avec Iron D. au scénario. Après un long break, je décide de me jeter dans l’aventure O.S.E avec Loiki.

Avec le temps, mes goûts de lecture ont évolué et sont passés du shonen vers le seinen. Et c’est justement ce que je retrouve dans O.S.E, à savoir une histoire non manichéenne, des relations complexes entre les personnages, une mosaïque de caractères, des sujets et valeurs qui font écho à notre actualité, des choix cornéliens à prendre. Tous ces ingrédients font de O.S.E un cocktail explosif !

OSE
Trailer Vol.2

 

Des conseils pour d’apprentis mangakas qui souhaitent se lancer?

A titre personnel, je dirais et je suis certain que Shaos me rejoindra également là-dessus, qu’il faut se battre pour ses rêves et aller au bout de ceux-ci même si c’est très difficile. Mais, surtout savoir pourquoi on fait son projet (manga, etc)… Alors, courage et surtout comme nous le disons toujours, O.S.E.rez-Vous ?

O.S.E

O.S.E est un manga de type Seinen, racontant l’histoire en 2022, (En France, à Paris) de la sortie dans le monde entier d’un jeu vidéo Next-Gen d’un tout nouveau genre: O.S.E. Ce programme virtuel permet au joueur équipé d’un casque virtuel de combattre ses peurs de manière ludique, à travers des épreuves psychologiques et/ou physiques, quiz et autres mini-jeux liés à sa phobie. Ces épreuves se déroulent sous la surveillance d’un ou d’une des 16 “I.A.V” (Intelligence Artificielle Virtuelle) imposé(e)s dans le jeu. On les nomme les “Shiina” (I.A.V filles) et “Shiino” (I.A.V garçons). Cependant lors de la séance d’inauguration du jeu O.S.E, au salon de jeu vidéo Asian Virtual Expo 2022 de Paris, rien ne se passe comme prévu pour les quinze personnes devant y participer…

où retrouver les créateurs?

Intéressé(e) pour acheter le manga et soutenir les auteurs? Va leur faire coucou sur les réseaux sociaux! 😀

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Interview – Four Seasons Fox

Interview – Four Seasons Fox

– Sandra, maman et illustratrice jeunesse –

Aujourd’hui, on interviewe Sandra, une illustratrice jeunesse du Luxembourg qui jongle entre être une maman et artiste à succès à temps plein. On espère que son parcours t’inspirera pour suivre ta propre carrière créative! ♥

interview

Décris-nous ton univers  en quelques mots!

J’adore dessiner tout ce qui est mignon, des animaux (surtout les renards),
les saisons , sorcières ou de simples illustrations inspirées de la vie de tous les jours!
Que signifie le dessin pour toi?

Avant, j’étais employée avec des horaires fixes avant de me mettre à son compte. Être ma propre patronne, gérer mon planning et m’organiser comme je veux, sans contraintes extérieures, me permet d’avoir beaucoup plus de liberté. Et je me sens tellement à l’aise avec le dessin, c’est la voie naturelle que j’ai choisi car j’adore créer!

Quand as-tu su que tu voulais faire du dessin ta vocation et quel a été ton parcours?

L’art a toujours fait partie de ma vie, j’ai toujours suivi la branche artistique à l’école, ce qui m’a permis d’essayer plusieurs mediums.

Après avoir dû changer de pays, je me suis vite retrouvée dans le monde du travail (qui n’avait rien a voir avec de l’art). 

C’est seulement a 27 ans que j’ai décidé de tout laisser tomber et je suis retournée aux bancs de l’école. J’ai fait 2 ans en dessin d’animation pour après me rendre compte que c’est l’illustration que j’aime.

Four Seasons Fox Club

Parmi ses sources de revenus, Sandra est très active sur Patreon. Chaque mois, ses patrons peuvent recevoir des stickers, des prints d’art et des pins en émail, et voter pour les différentes collections.

Comment parviens-tu à vivre de ton art? 

Ma boutique en ligne m’apporte pour l’instant un tiers de mon chiffre d’affaire. J’ai aussi Patreon qui m’apporte un peu.

Mais la grande majorité de mon revenu vient de commandes personnalisées et de travail en freelance. 

Quel a été ton plus grand défi?

Montrer a ma famille que vivre de mon art est un vrai boulot! (bon c’est encore un work in progress!!)

Quelle a été ta plus belle réussite?

Recevoir des messages de personnes qui me disent que j’ai pu les inspirer, surtout en mixant la vie de maman et la vie d’artiste indépendante!

 

 

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’illustration? 
 

Fais-le! C’est vrai qu’il y a beaucoup de concurrence et c’est un monde très difficile. Mais si tu arrives à trouver ta niche et construire un petite communauté c’est juste magique! Être illustrateur c’est travailler beaucoup, vraiment beaucoup, mais c’est aussi ramener à la vie des idées que seulement TOI peux avoir, et ça c’est génial!!!

Blue Bell, The Magical Bunny

La récente passion de Sandra pour le crochet et l’amigurumi a rendu possible la collab avec Andreia de @lemonyarncreations. Elles ont créé Blue Bell, le lapin magique, ainsi qu’une boîte spéciale contenant tout le matériel de base nécessaire pour créer son propre Blue Bell, ainsi divers goodies illustrés.

où retrouver sandra?

Tu aimes les travaux de Sandra? Fais-lui signe sur les réseaux sociaux pour découvrir tous ses nouveaux projets! 😀

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Interview – Georgia Zervos

Interview – Georgia Zervos

– Georgia, Illustration & Papeterie –

Je suis super heureuse d’inaugurer la section Interviews d’Artistes! Le but est de présenter des artistes dans différents domaines, pour t’aider à voir les opportunités dans le milieu. Et notre première invitée est Georgia, une adorable illustratrice jeunesse de Suisse qui a créé sa propre ligne de papeterie “On Georgia’s Mind”, qu’elle vend dans sa boutique!

interview

Décris-nous ton univers  en quelques mots!

Je suis très inspirée par la nature et les animaux, j’adore les contes de fées et je suis plutôt sensible aux ambiances et atmosphères. Mon univers est donc souvent peuplé de plantes, d’animaux et de créatures de la forêt, de sirènes, de fées et de sorcières… Mais surtout, j’aime les histoires et j’essaye de faire en sorte que mes illustrations en racontent, même lorsqu’il s’agit de simples motifs de papeterie.

Quand as-tu su que tu voulais faire du dessin ta vocation et quel a été ton parcours?

Je l’ai su très jeune.

Je suis “née avec un crayon dans la main” comme on dit. J’ai toujours dessiné et aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voulu devenir illustratrice. 
 

J’ai commencé à prendre des cours de dessin à l’âge de 6 ans et j’ai poursuivi jusqu’à mon adolescence. J’ai ensuite laissé ça de coté pendant quelques années, m’étant laissée convaincre que je devais faire des études et trouver un travail “plus sérieux” mais malgré de nombreux essais, je n’ai jamais trouvé quelque chose qui me convenait. Alors je suis revenue au dessin.

 

J’ai fini par passer le concours d’entrée d’une école d’art (CFPAA Genève), j’y ai été acceptée et j’y ai suivi une formation de 4 ans en Design 2D / Illustration – Bande dessinée.

Tu as une magnifique boutique – comment en es-tu arrivée là,
et comment peut-on s’imaginer une journée “typique” pour toi?

En plus du dessin, j’adore la papeterie. En 2010, durant la dernière année de mes études, j’ai commencé à imprimer des cartes postales à partir de mes dessins. J’y ai très vite pris goût et une fois mon diplôme en poche, j’ai décidé de me lancer dans la création de papeterie illustrée.

J’ai créé ma marque “On Georgia’s Mind” et j’ai commencé par vendre mes produits sur des plateformes en ligne et sur des marchés de créateurs tout en faisant de petits jobs en parallèle pour avoir un revenu fixe.

J’ai fait cela pendant 5 ans puis en 2015, j’ai déménagé dans une plus petite ville où j’ai eu la chance de trouver une maison en location avec une boutique au rez-de-chaussée! J’ai sauté sur l’occasion, je m’y suis installée et j’ai très vite ouvert la boutique pour y vendre mes produits de papeterie à plein temps. Petit à petit, j’ai développé ma marque, étoffé mon catalogue et depuis quelques mois, je propose également mes produits à la revente pour d’autres boutiques.

Mon activité est très variable et il n’y a pas vraiment de journées “typiques”. La seule chose qui est invariable, c’est qu’elles sont toujours bien chargées!

En général, ma journée commence à 10h avec l’ouverture de la boutique. J’y passe la matinée et entre deux clients, je m’occupe de préparer les commandes passées en ligne, d’arranger la boutique et de tenir ma comptabilité. L’après-midi, c’est mon compagnon qui prend le relai. Moi, je travaille dans mon atelier où je dessine, conçois mes produits, les envoie à l’impression, les prends en photo etc. Je travaille également sur des mandats d’illustrations (création de faire-part, papeterie d’entreprise, édition ou projets divers…)

Je fais aussi régulièrement des allers-retours chez mon imprimeur pour récupérer cartes, bloc-notes et autres cahiers de coloriage, ainsi qu’à la poste pour envoyer les commandes de produits. Et le soir, je m’occupe de la gestion de mon site web et des réseaux sociaux.

Comment parviens-tu à vivre de ton art?

Mes revenus proviennent environ au deux tiers de la vente de mes produits de papeterie. Je les vends en direct dans ma boutique, en ligne sur mon site web ainsi que sur catalogue à d’autres boutiques qui les revendent ensuite. Le tiers restant provient de mes mandats d’illustration.

 

Quel a été ton plus grand défi?

Je crois que mon plus grand défi a toujours été d’oser.

Oser m’accrocher à mon rêve de gosse alors que c’était “irréaliste”.
Oser choisir le dessin alors que ce n’est “pas un vrai métier”.
Oser l’indépendance alors que ce n’est “pas la voie de la sécurité”.

Tout simplement, oser m’écouter moi plutôt que qui que ce soit d’autre. Et ça reste un défi au quotidien.

Quelle a été ta plus belle réussite?

Obtenir mon diplôme d’illustratrice. Je ne suis pas très scolaire. Je n’ai jamais aimé l’école et j’ai toujours eu de la peine à entrer dans le cadre et à suivre le rythme imposé.

Tenir 4 ans en école d’art à plein temps, ce n’était pas gagné d’avance pour moi. J’ai eu quelques moments difficiles. Mais je me suis accrochée et j’ai obtenu mon diplôme avec mention!

Ce diplôme, pour moi, c’est le symbole de la concrétisation de mon rêve d’enfant et je suis vraiment fière de l’avoir obtenu.

Que signifie le dessin pour toi?

Le dessin, c’est mon oxygène. J’aime cela autant que j’en ai besoin. Lorsque je ne dessine pas pendant de trop longues périodes, je dépéris. Le dessin fait vraiment partie de mon équilibre. Je trouve que l’activité même de dessiner est thérapeutique. La sensation relaxante du crayon qui glisse sur le papier mêlée au plaisir de voir l’image qui prend forme, ça me plonge dans une espèce de transe méditative. Je peux y passer des journées et des nuits entières sans jamais voir le temps s’écouler.

Je pense que c’est également le type d’expression qui me correspond le plus. Il y a énormément d’idées, d’émotions, de sensations que l’on peut difficilement décrire avec des mots mais que l’on peut parfaitement transmettre à travers une image. Pour moi, c’est un support de communication essentiel.

De plus, je trouve particulièrement intéressant le fait que chaque personne puisse percevoir quelque chose de différent en regardant une même image. J’aime vraiment l’idée que chacun.e puisse s’approprier le dessin et j’adore découvrir des perceptions qui sont parfois très différentes des miennes. C’est très enrichissant et ça rend le dessin vivant en quelque sorte. Il ne m’appartient plus, il appartient à chaque personne qui le regarde.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’illustration?

D’un point de vue pratique, je pense qu’il est tout de même important de commencer par la base qui n’est autre que… l’apprentissage du dessin. Cela paraît évident mais je pense que la première étape avant de vouloir commencer à en vivre, c’est d’être suffisamment à l’aise avec la technique, particulièrement si l’objectif est de répondre à des commandes ou des mandats.

De plus, le dessin est un long apprentissage qui se fait essentiellement par sa pratique.
Et c’est un apprentissage sans fin, on progresse toujours.

Donc mon conseil, c’est … Dessiner! Sans modération !

Ensuite, pour celles et ceux qui se sentent assez à l’aise pour se lancer, je conseille fortement de se renseigner dès le début sur les tarifs pratiqués dans le domaine de l’illustration, sur la manière de rédiger un contrat, sur les droits d’auteur etc. C’est un peu pénible et compliqué au début mais cela évitera bien des déconvenues par la suite!

Un dernier mot pour la fin?

Il y a un projet que je rêve de concrétiser depuis des années. Il s’agit d’illustrer des livres pour enfants. Je n’en suis qu’au tout début de mes démarches mais je suis très enthousiaste à l’idée me lancer dans cette nouvelle aventure!

où retrouver georgia?

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